Évolution des droits des femmes au Maroc

L’histoire du Maroc dès la fin des années 1940 nous apprend que les premières revendications des femmes en faveur de leurs droits se sont accentuées autour de la réforme du droit de la famille et du statut personnel. De l’indépendance du Maroc jusqu’aux années 2000, les discussions autour du statut personnel de la femme a pris le dessus sur la vie politique au pays.

L’évolution des droits des femmes au Maroc reflète également l’évolution sociodémographique du pays. La vie des femmes a connu une transformation culturelle et sociale importantes grâce à la baisse du taux de fécondité, l’accès à l’éducation, le recul de l’âge moyen au premier mariage, l’accès à la formation, à l’éducation et à l’emploi rémunéré.

Droits de la femme au Maroc : La constitution de 2011

La constitution marocaine de 2011 a bien établi le principe d’égalité entre hommes et femmes à travers l’article 19 qui met l’homme et la femme au même pied d’égalité, jouissant tous deux des droits et libertés à caractère social, politique, économique, culturel, civil et environnemental. Cette même constitution assure la protection des femmes suivant l’article 22 qui interdit de violenter physiquement ou moralement quiconque, qui que vous soyez publique ou privé, et en quelque circonstance que ce soit. Cela montre à suffire une avancée significative dans l’évolution des droits de la femme au Maroc.

Quelles sont les bases fondamentales de la Moudawana au Maroc ?

Le législateur du Code de la famille a adopté une formulation moderne intégrant ainsi tous les marocains (même ceux portant une autre nationalité), les réfugiés, les marocains en relations (lorsqu’une personne est marocain ou l’une est musulmane), et même les marocains de confession religieuse juive. La Moudawana vise à réduire au maximum les préjugés qui pourraient portés atteinte à la dignité de la femme marocaine.

Le Code qui comporte plusieurs conventions ratifiées par le Maroc, accorde une grande place à la préservation des droits de l’enfant. Néanmoins, des dispositions portant atteinte aux droits de la femme marocaine existent dans le Code, à l’instar de l’article 20 qui donne le pouvoir au juge de la famille chargé du mariage d’autoriser le mariage avec un mineur.

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